L'église Paroissiale de Saint-Philbert de Grand-Lieu

 

  La magnifique église paroissiale de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu est à tort considérée par beaucoup comme un simple lieu de culte. Un regard plus curieux sur ce monument permet de découvrir un réel chef-d’oeuvre architectural : que de talents, méconnus pour la plupart, ont participé à sa réalisation : architectes, artisans, sculpteurs, verriers et autres.
  Désintéressement, générosité de philibertins du XIX° siècle qui ont tant donné pour son édification.


La nouvelle église (par opposition à l’Abbatiale, ancienne église) fut l’oeuvre de l'architecte Monsieur Neau qui en traça les plans. Le Maire, Monsieur Cormerais, et le curé Leray la voulurent telle que nous la connaissons aujourd'hui.
La paroisse toute entière donna sans compter son argent, sa peine et son temps pour sa réalisation. Dès le début de 1858, son emplacement définitif était arrêté. A l’emplacement prévu, dans l'axe de la route de Machecoul, passait la vieille douve qui séparait la ville du faubourg. Négligée depuis longtemps, elle s'était envasée, élargie, et, l'hiver, l'emplacement devenait un marécage. C'était sous cette douve comblée qu'il fallait trouver un fond solide pour y bâtir le vaste édifice. Dès le 5 décembre, le projet approuvé, le travail de remblayage commença.

 

        

Plan de St-Philbert (1843)


  Le plan de Monsieur Neau s'inspire de celui de la cathédrale de Poitiers. La forme de croix latine avec trois nefs de hauteur sensiblement égale est caractéristique du style poitevin du XIII ° siècle, appelé également gothique angevin ou Plantagenêt. Trois absides (1) polygonales, celle du centre plus large et plus  profonde, correspondent aux trois nefs dont elles sont séparées par un large transept. Dans les angles des murs, des chapelles absidiales et des murs des croisillons du transept deux sacristies, peut-être un peu étroites mais ayant chacune un étage surbaissé, furent prévues. Cinq portes à double ventail avec tympan (5) sculpté, une au sud, une au nord et trois sur la façade donnent accès à l'édifice. Enfin, au-dessus de la façade ouest un clocher couronné d'une flèche accostée de quatre clochetons devait contribuer à la majesté du monument. Les trois nefs sont séparées par des piliers à pile dite « chartraine » (2) dont les colonnes reçoivent par l'intermédiaire d'un chapiteau (7) de style corinthien les retombées des arcs de la voûte. La longueur est partagée en quatre travées : le plan initial prévoyait une demi-travée supplémentaire mais le Ministère du Culte effrayé par la dépense, fit retoucher le plan afin de limiter la nef à quatre travées. L'éclairage est assuré par des baies géminées à oculus (4) ouvertes dans les murs des nefs latérales, les rosaces des murs sud et nord du transept et les lancettes (3) des chapelles du choeur. 

 

LA CONSTRUCTION


  Le premier travail consista à combler les douves, travail qui se révéla être plus important que prévu.La difficulté de trouver une assise stable entraîna quelques modifications, entre autres la nécessité de faire reposer les colonnes et la base du clocher sur des socles de granit.

             

  L'adjudication des travaux eut lieu en deux temps le 30 novembre 1861 et le 10 février 1862, la maçonnerie et la couverture n'ayant pas trouvé preneur à la première adjudication. Monsieur FOURNIER, curé de Saint-Nicolas de Nantes, prononça le discours lors de la pose de la première pierre.
 Les philibertins participèrent activement à la réalisation de l'église : dès 1861 M. de Cornulier-Lucinière offrit gratuitement sa carrière qui porta ensuite le nom de “carrière de l'église”, carrière aujourd’hui abandonnée qui se trouve entre l’usine Duarib et le Verger. De pieuses familles tinrent à honneur de donner les divers piliers de la nef, en particulier une modeste fille qui vendit un pré de son bien pour en offrir un. Mademoiselle Reliquet paya à elle seule une notable partie des voûtes. Pendant toute la durée des travaux la paroisse entière fut réquisitionnée avec ses véhicules de toutes sortes pour le transport des matériaux.

L'architecte Monsieur Neau décéda pendant les travaux en 1865. Monsieur Boismen, désigné le 6 août 1865, lui succéda pour la suite du chantier.
En 1868, il restait à exécuter le ravalement des absides, le dallage, la clôture des baies et le clocher. 

  Enfin, le 5 septembre 1869, devant une foule immense, la nouvelle église fut ouverte au culte et bénite très solennellement par Mgr Richard de la Vergne, vicaire général du diocèse, futur cardinal-archevêque de Paris.
  Le gros oeuvre était terminé, il restait néanmoins encore beaucoup à faire. En octobre, on plaça les marches de granit des deux portails du transept. En 1870 la tour des cloches n'était pas encore réalisée, aussi, un petit campanile recouvert d'ardoises fut-il édifié sur la partie achevée de la tour, à la naissance des toits pour recevoir les cloches prévues pour rythmer la vie religieuse de la paroisse, prenant ainsi la relève des deux cloches du clocheton de la vieille église qui allait être déposé pour permettre l ‘abaissement des murs du fait de la nouvelle affectation de la nef. 

 

LES CLOCHES
 

Le 24 août 1870 on procéda à la bénédiction des nouvelles cloches, bien que la cérémonie fut attristée par la guerre dont on ne prévoyait pas la fatale issue de Sedan.Des trois cloches de l'ancienne église (2 bénites en 1833), venues renforcer celle placée après la révolution, une seule subsistait en 1855. Mettant à profit un don auquel s'ajouta la vente du métal de deux cloches brisées, l'abbé Gandon en fit fondre une de 1850 kg en 1855. C'est cette cloche qui allait s'harmoniser avec celles qui furent bénites lors de la cérémonie de 1870.
  La plus grosse pesant 3500 kilogrammes, bénite en 1870, fondue à Nantes par Astier & fils, baptisée “Marie-Pélagie”, a été donnée par Pierre Bretin : ses parrain et marraine étaient Pierre Bournigal et Anne-Pélagie Bretin. Elle est ornée d'un côté d'une croix que tient un ange porté sur un nuage, de l'autre par la Vierge-Mère. Au-dessus des cinq courses qui enserrent le texte, de larges feuilles d'acanthe; (6) vers le bas une guirlande de chêne, puis en dessous drapée.
La seconde, bénite en 1855, est nommée “Marie-Alexandrine” par le comte Victor d'Estrée et Marie-Alexandrine d'Auberville, épouse du Général Lamoricière. Elle a été fondue par E. Bollée du Mans. Elle porte une croix accostée de deux écussons d'armoiries et de l'autre une vierge inscrite dans un ovale. La robe est ceinturée d'une guirlande de fleurs imaginaires.
  La troisième, la plus petite, de 1200 kilogrammes a eu pour parrain Geoffroy-Anne-Marie de Couëtus et pour marraine Mlle Alix-Marie de Cornulier : elle a été baptisée “Anne-Marie”. Elle fut fondue par Astier & fils de Nantes. Très gracieusement décorée, elle porte d'un côté une croix et de l'autre la Vierge ; elle est ornée dans sa partie supérieure d'une guirlande de vigne et de raisins
et dans sa partie inférieure d'une guirlande de roses.


LA FIN DES TRAVAUX


Un peu ralentis par la guerre, les travaux reprirent avec plus d'ardeur, la paix revenue. Dès 1872 on continua avec les travaux extérieurs.
Il fallait songer à reconstruire le presbytère, la vieille maison curiale tant de fois restaurée croulait sous le poids des ans. M. Boismen, l'architecte de l'église établit un devis. Le préfet décida dès 1872 que cette réalisation serait réalisée par la commune. Les travaux débutèrent en 1873. Les dons furent nombreux et généreux et en 1876, la paroisse offrait à son clergé une belle et vaste demeure.
L’horloge placée en 1876 par la maison Hirt de Nantes sur la tour, peut-être trop modeste pour cette église aux allures de cathédrale, a été remplacée en 1919. La nouvelle horloge fut offerte par la commune. Le carillon de cinq cloches de bronze 78/22 de 300 kg qui lui est associé chante chaque heure, sur cinq notes, le refrain de l ‘’Ave de Lourdes”. Fourni par la maison Lussault de Marçay la pose du cadran de 1m36 en lave émaillée nécessita le remaniement de la rosace au-dessus du porche central de l’édifice, la rosace à cinq lobes fut transformée en une rosace à six lobes. La municipalité décida lors du conseil municipal du 11 juillet 1920 d’orner les lobes de la rosace autour de l’horloge de petits vitraux.


Le clocher qui couronne le beffroi dont l’élévation était envisagée depuis 1882 fut réalisé sous le ministère du chanoine Château, curé de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu de 1879 à 1915, successeur de M. l'abbé Leray décédé en 1888. Il fut élevé avec un troisième architecte, M. Mainguy. La réalisation se fit en deux temps, en 1885 achèvement du beffroi et construction des quatre clochetons et en 1888 la flèche qui culmine à 65 mètres. La croix qui la couronnait réalisée par Monsieur Gibielle de St-Philbert-de-Grand-Lieu, ébranlée par une tempête en 1972 a été déposée et installée dans le nouveau cimetière.


Le dimanche 25 août 1889, l'église fut consacrée par Mgr Lecoq, évêque du diocèse.
En 1897 une grille fut installée autour de l’église pour forcer les paroissiens au respect du saint lieu.


LES TYMPANS (5)


En 1893, il manquait encore les tympans des cinq portes. L’exécution en fut décidée pour 1894. La réalisation du projet présenté par M. Le Diberder le29 octobre 1893 fut confiée au sculpteur Potet


Le porche central de la façade ouest, dont le trumeau (8)  est orné d'une statue de Saint Filibert a reçu un tympan représentant un Christ juge en majesté, dans une mandorle (9), entouré des quatre attributs évangéliques, le tétramorphe (10) dans lequel la place de chacun des quatre animaux est déterminée par une hiérarchie constante : l’homme (l’Incarnation), l’aigle (l’Ascension), le lion (la Résurrection) et le boeuf (la Crucifixion), assimilés respectivement aux quatre évangélistes, Matthieu, Jean, Marc et Luc.

 

Le tympan du porche sud de la façade représente l'arrivée des moines de Noirmoutier à Déas.
   

Le tympan du porche nord de la façade est illustré d’une scène de miracle dans l'église de Déas.
Le tympan du porche nord, côté de la statue du Général Lamoricière, représente le couronnement de Marie au Ciel.


Le tympan de la porte sud, côté cimetière, la consécration de la France au Sacré-Coeur.
Enfin, le linteau
(11) de la porte de la sacristie est orné d’armoiries attribuées à Saint Filibert. Ces armoiries se retrouvent également à Jumièges, première grande fondation de Filibert.
Dans le même temps étaient placés les vantaux définitifs des cinq portes ornés de ferrures réalisées par M. Gibielle de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu.

 

LE MOBILIER


Le 17 octobre 1869 était prise la décision de commander 40 bancs de chêne à dossier, de quatre places chacun, pour garnir la grande nef. Ces bancs dépouillés de leurs fleurons ont été affectés en 1940 à l'ancienne église avant d'être vendus en 1993 comme bois de récupération à un restaurateur de meubles anciens. Le 13 novembre 1940, 44 bancs les ont remplacés, ameublement complété en avril 1942 par 36 bancs pour les enfants. Enfin, le 20 avril 1944 les sièges de choeur ont été inaugurés pour la Saint Joseph.


En arrivant le 9 novembre 1879, l'abbé Château trouvait une église à peu près terminée : il restait seulement à faire dresser la flèche.
 

     

 

Se trouvait en place le maître-autel de marbre blanc veiné de gris, don de la famille Reliquet, dont la face antérieure est ornée de cinq statues de marbre blanc : au centre le Christ en majesté entouré des évangélistes annonciateurs de sa doctrine accompagnés de leurs attributs. A sa droite St Marc et le lion, St Matthieu et l'ange, à sa gauche, St Jean et l'aigle, St Luc et le boeuf. La décoration de l'autel fut complétée d'une exposition et deux candélabres monumentaux en cuivre doré, don de L. Favreau.

Le choeur était fermé par un chancel (12) qui fut déposé lors de la transformation du choeur en 1970 après Vatican II. L’autel fut alors démonté : la table prit la place de maître-autel sur une tribune de marbre noir, les deux éléments du retable (13)  placés dos à dos devinrent un autel rétro et le tabernacle à la très jolie porte émaillée fut encastré dans le mur du fond du choeur. Cette transformation entraîna le démontage de l’orgue du choeur.
En avril 1876, grâce à un donateur anonyme, on avait pu installer les 6 stalles (14) du choeur.
Sous le ministère de M. l'abbé Château on plaça au croisillon sud l'autel de Saint Joseph.

 

C'était au début un modeste autel de bois peint, orné, d’après l’abbé Brunellière, d'une belle statue ciselée de Potet : il s’agit vraisemblablement de la statue du Sacré-Coeur, signée Potet, ornant actuellement l’autel du Sacré-Coeur. Il fut en 1900 remplacé par un autel de pierre signé Gaucher avec un haut retable présentant une scène de la Sainte Famille. Un don de la famille Caillé du Redour permis de le financer partiellement.         

 

Lui faisant pendant, au croisillon nord, pour remplacer l’autel de Sainte Anne, un peu trop modeste un autel dont le retable représente la Nativité de la Vierge Marie est commandé au sculpteur Vallet de Nantes.
Dans la chapelle nord, l'Autel de la Sainte Vierge en marbre polychrome, a été offert en 1877 par la famille Giraudet du Port-Bossinot.
Enfin, la chapelle sud, dédiée au Sacré-Coeur, est meublée vers 1895 d'un autel de marbre polychrome orné d’une statue de Potet représentant le Sacré-Coeur.

 

En 1895, le 2 juin, on érigea le nouveau chemin de croix : quatorze toiles dans de riches encadrements de chêne pour remplacer celui érigé le 1 avril 1870. En cette même période, grâce au don de Madame Joséphine Josse, furent placées huit girandoles (15) de cuivre doré pour la décoration des huit piliers de la grande nef.
En 1896, sous les piliers sud de la tour, on plaça dans une petite chapelle entourée de grilles en fer forgé une riche cuve baptismale en marbre, fermée d’une coupole de cuivre pour remplacer celle, à peine convenable, selon l’abbé Brunellière, qui avait servi jusque là. Dans le même temps on remplaça les simples cuvettes qui servaient de bénitiers aux portes du transept par deux piles de marbre gris. Les bénitiers de l’entrée principale, symboles de l’esprit colonial de l’époque, sont des valves de tridacne ou bénitier (mollusque bivalve du Pacifique), offrande d’une personne inconnue.
        

 

Le grand effort en ces temps, pour la décoration, porta principalement sur les vitraux et les boiseries : en 1896 la chaire, en 1899 les vestiaires pour la sacristie et en 1900 les confessionnaux et les boiseries murales ; les boiseries du choeur avaient été offertes en 1891 par M. Cormerais à l’occasion du mariage de sa fille avec le marquis de Guer. Le sculpteur breton Daoulas réalisa cent mètres de boiseries, d’une hauteur de deux mètres, harmonisée avec le style de l’édifice, ainsi que les quatre confessionnaux et tous les meubles de la sacristie, en particulier le vestiaire principal richement chromé et doré.

 

Le plus admirable fut sans hésiter la chaire monumentale dont les statues et les trois panneaux furent sculptés par Caravanniez, prix de Rome de sculpture. Le panneau de gauche représente Jésus enseignant au temple, celui du centre la Pentecôte et celui de droite, côté choeur, Jésus sur le lac de Tibériade.

 

            

 

Quant aux statues qui encadrent la chaire elles représentent, regardant l’entrée, Saint Martin, évangélisateur de la Gaule au IV° siècle et l’un des piliers de la chrétienté dans notre pays, quelquefois confondu dans nos régions avec Saint Martin de Vertou connu comme apôtre d’Herbauges qui au VI° siècle a grandement contribué à évangéliser le pays Picton dont dépendait Déas. On pourrait voir dans cette statue une représentation de Saint Philibert dont les attributs sont également la mitre et la crosse quoique la mitre associée à Saint Philibert soit généralement placée aux pieds du saint. Regardant la nef, à gauche Saint Pierre et à droite Saint Paul, “l’apôtre des gentils”, la quatrième statue tournée vers le choeur représente Saint Bonaventure, Général des franciscains, appelé “le Docteur Séraphique” et qui puisait sa parfaite connaissance de Dieu dans la Croix, que l’artiste a évoquée par un ciboire dans un tabernacle. Son attribut le plus personnel est le crucifix bibliothèque.
Nous ne pouvons que regretter que la même attention n’ait pas prévalu lors de l’installation des tambours placés aux portes des portails nord et sud de la façade ainsi qu’aux portes du transept.

 

L'ORGUE
 

Le grand orgue installé dans cette église n’a pas été conçu pour elle. Commandé et construit pour le collège Saint Grégoire de Tours, il a été acquis par le Conseil Paroissial en 1921. Cet orgue de 19 jeux a été construit en 1895 par Salomon et Adrien Van Bever de Laeken ( Belgique ) et Amiens, facteurs d’orgue réputés à cette époque pour la qualité de leurs  réalisations et la hardiesse des conceptions. Il fut installé dans la tribune de la tour, malheureusement pas faite pour lui, précise l’abbé Guillet. Placé trop haut par rapport à la voûte de la nef, son installation en retrait, sous le clocher, ne lui permet pas de pouvoir s’exprimer pleinement.
D’autre part, le chauffage à air chaud, installé en 1969, apprécié des fidèles, lui convient beaucoup moins car il a une influence néfaste sur son accord. Inauguré le 21 août 1921 à l’occasion de la fête patronale, cet orgue a enthousiasmé des organistes réputés tels Félix Moreau, titulaire du grand orgue de la cathédrale de Nantes, et son prédécesseur, le chanoine Marcel Courtonne, qui l’avait qualifié de “cathédralesque". L’orgue occupait la presque totalité de la tribune et les chœurs n’avaient plus de place. Le conseil municipal décida lors de sa réunion du 3 septembre 1922 de donner son accord au projet de Monsieur Le Diberder à la réalisation d’une nouvelle tribune et d’un escalier pour y accéder. Prévue pour recevoir une quarantaine d’exécutants, la tribune repose sur 2 pylônes métalliques de 8,20m revêtus d’une charpente avec colonnettes et panneaux de remplissage en vue de se rapprocher du style général de l’église. Sur le côté nord fut prévu un escalier. N’ayant pas pu trouver de chêne suffisamment sec pour ce travail de menuiserie, il fut décidé avec l’architecte Monsieur Le Diberder que toutes les parties apparentes de la tribune et l’escalier seraient réalisés en okumé (Okoumé). Un orgue d’accompagnement fut installé quelques temps plus tard dans le sanctuaire. Il a été déposé en 1970, lors de la transformation du choeur. Pour assurer  une bonne renommée à ce magnifique instrument, l’association  “ Les Amis de l’orgue ”, attachée à sa préservation et à sa conservation, organise régulièrement des concerts. A son initiative, la soufflerie a entièrement été révisée fin 2003 : changement du moteur, réfection de la peausserie du soufflet principal.  
 
Récemment, Christian Bertret, principal organiste sur cet instrument, a réalisé un enregistrement très apprécié sur CD. Cet enregistrement permettra de découvrir ou redécouvrir le caractère de cet orgue typiquement romantique.

 

Texte: Marcel Scellos

Photos: Jean-Pierre Biraud, Marcel Scellos, Pierre-Louis Jégou

 

 

Petit lexique :

  1. Abside : extrémité en demi-cercle du chœur d’une église
  1. Chartraine : construit  dans le style de Chartres
  1. Lancette : arc brisé plus aigu que le tiers- point (arc brisé dans  lequel  on  peut  inscrire  un triangle équilatéral)
  1. Oculus : petite  baie  à  tracé  circulaire  ou  proche  du  cercle 
  1. Tympan : partie  supérieure  des  portails  romans  ou  gothiques
  1.  Acanthe : plante ornementale à feuilles longues très découpées. Ornement d’architecture imité de la feuille de cette plante et caractéristique du chapiteau corinthien.
  1.  Chapiteau : élément élargi formant le sommet d’une colonne, d’un pilier
  1. Trumeau : pilier  divisant  en  deux le portail d’une église.
  1. Mandorle : gloire  en  forme d’amande où apparaît le Christ triomphant.
  1. Tétramorphe : groupe de 4 « vivants » dont trois animaux, représentés  tantôt distincts  les uns des autres , tantôt  réunis  en  un  seul  être. Les symboles des  4  évangélistes  sont aussi   désignés  par  ce  terme.
  1.  Linteau : traverse horizontale au-dessus d’une baie.
  1. Chancel : clôture  basse en  avant du chœur
  1. Retable : construction  verticale, peinte  ou  sculptée, placée  à  l’arrière  d’une table d’autel.
  1. Stalle : siège fixe dans le chœur d’une église réservé au clergé.
  1. Girandole : candélabre orné de cristaux. Gerbe tournante de feu d’artifice. Guirlande lumineuse

 



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