Introduction à Saint Philbert de Grand Lieu

 

PETIT HISTORIQUE DE SAINT-PHILBERT de GRANDLIEU

 

         L’activité de pêche a été pratiquée sur le lac de Grandlieu depuis des millénaires et les fouilles locales ont révélé les traces d’une implantation humaine très ancienne sur le territoire de la commune et aux environs.

         En 2017 les fouilles de l'INRAP sur les 30 hectares de l'extension du site de la zone d'activités intercommunale de Tournebride, toute proche, ont prouvé l'existence d'une activité de petites fonderies remontant à 3000 ans ! On y trouve ensuite la présence de la tribu des Pictons (Poitou) et de la civilisation gallo-romaine organisant de vastes domaines agricoles. La « villa de Déas », offerte à Filibert en 675 par l'évêque Ansoald pour le développement de sa communauté en est un exemple. Le véritable développement du site est lié à l’implantation des moines de Filibert, en 834, arrivés ici avec tous leurs serfs et colons de Noirmoutier, donc d'origine vendéenne, et se groupant ensuite autour du site de l’Abbatiale, édifiée entre 815 et 819, que les « Vikings » détruisent en partie en 847.

      Rattachée alors au Poitou puis à l’Aquitaine par le Comté d’Herbauges, et ensuite à la Bretagne, le bourg de Déas prend le nom de Saint-Philbert de Grandlieu vers 1159. Il passe ensuite dans la zone d’influence des seigneurs barons puis Ducs de Retz jusqu’au XVIII° siècle. À partir de cette date plusieurs familles puissantes et diverses abbayes se partageront son territoire où depuis des siècles l’activité est centrée sur la culture de la vigne. Les guerres de religion traversent très rapidement le Pays de Retz, à plusieurs reprises, en détruisant une fois de plus l'Abbatiale en 1580.

        Dans cette paisible commune alors essentiellement rurale, la conscription obligatoire de 1793 donnera pourtant naissance au tout premier soulèvement populaire spontané des Guerres de Vendée. La répression en sera terrible dans toute la région, effectuée par les « colonnes infernales » détruisant vignes et maisons et traumatisant définitivement les populations. La paix revenue grâce à Napoléon en 1800, c'est donc vainement qu'en mai 1832 la Duchesse de Berry passera à Saint-Philbert pour tenter de déclencher un nouveau soulèvement royaliste en faveur de son fils, le Comte de Chambord.

       C’est au XIX° siècle que la commune, devenue chef-lieu de canton, connaîtra véritablement un essor démographique et un développement économique lié d’abord à son port sur la Boulogne puis à l’arrivée du chemin de fer. La communauté des Sœurs de Saint François d’Assise initiée par une enfant du pays, Jeanne Bernard (sœur Marie-Thérèse), y prendra naissance pour se développer ensuite dans plusieurs pays d’Europe et d’Afrique.

     L'enfant du pays le plus célèbre en est le Général de Lamoricère (1806-1865) intimement lié à la conquête de l'Algérie dès 1830. Homme politique et ministre de la guerre à partir de 1848, puis commandant en chef des troupes pontificales en 1860,son corps repose à la Chapelle du Chaffault dans le vieux cimetère communal. Sa statue, initialement érigée en 1908 à Constantine, se dresse désormais, depuis 1969, au nord de l'église paroissiale. 

       Devenue, grâce à sa gare (1893), un important Centre de Réquisitions en 1914, la commune regroupera alors les productions de tout le canton ainsi que celui de Machecoul et de Legé. 154 Poilus philibertins seront victimes de la Grande Guerre.

      Occupée pendant la guerre de 39/45, sa situation lui permettra d’échapper aux bombardements de Nantes et de son aérodrome pourtant proches.

        Aux activités traditionnelles liées au vignoble d'un muscadet bénéficiant depuis 1994 de l'appellation "Côtes de Grand Lieu" s'est ajoutée depuis quelques dizaines d'années celle du maraîchage en pleine expansion ( Mâche,muguet,concombre et tomate).

        Intégré désormais dans la zone d’influence économique de la métropole nantaise, Saint-Philbert de Grandlieu offre aujourd’hui une diversité d’activités professionnelles et de services. Son cadre résidentiel, entre mer et campagne, offre à ses habitants un site apprécié pour sa qualité de vie. La quasi totalité du Lac de Grand Lieu, désormais classé en Réserve, est situé sur le territoire de la commune.

      

                                DOMAINES ET CHÂTEAUX

 

         Plusieurs puissantes familles aristocratiques se sont partagées pendant longtemps le territoire de la commune de Saint-Philbert de Grandlieu. Elles y ont laissé leurs marques par l’édification de belles demeures et châteaux situés alors au centre de très vastes exploitations agricoles. Citons les domaines de: Monceau, L’Ouvrardière, Le Moulin Etienne, L’Aujardière, le Port Boissinot, la Maillère, les Bretaudières, les Jamonnières, le Rocher, qui seront tous détruits au moment de la révolution de 1793/94 (hormis le Port Boissinot, la propriétaire étant républicaine). Les édifices actuels datent donc tous du XIX° siècle dans des styles différents : XVIII°, Louis-Philippe, Charles X, etc. Ils sont toujours accompagnés d’un ensemble de dépendances de style clissonnais, emblématique de la région. Propriétés privées, ils ne se visitent pas.

 

       Alain JUNO     2012



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